[
Acheter le CD ] |
All Time Favorites (1978)
Claude Bolling Trio
Le programme de concerts de Claude Bolling
comporte principalement ses compositions, mais comme tous les jazzmen,
il aime également jouer des thèmes appelés « standard » dans le langage
des musiciens. Ces grands « classiques » signés Jerome Kern, Cole Porter
ou Hoagy Carmichael, flattent non seulement notre mémoire, mais
permettent aussi d’apprécier l’originalité du talent de Claude Bolling,
ici en formation de trio. Les thèmes regroupés sur ce disque sont ceux
qui lui sont les plus demandés en concert.
|
|
Jazz
à la Française (1984)
Claude Bolling Trio
«
On pourrait dire que cet album est une autre facette de Claude Bolling. Ici, le compositeur, mondialement connu, des Suites pour Flûte, Guitare, Violon, Trompette, Orchestre de Chambre mais également pour violoncelle, dévoile ses talents en tant que pianiste de jazz de grande envergure – l’héritier, de l’avis de certains commentateurs, des légendaires maîtres américains de la trempe de Duke Ellington, Fats Waller et Earl Hines pour ne nommer que quelques uns de ceux avec qui Claude partage plus que de simples affinités.
Composant et jouant à côté de grands instrumentalistes (qui, comme Jean-Pierre Rampal, Alexandre Lagoya, Pinchas Zukerman, Maurice André et Yo-Yo Ma, ont contribué à rendre célèbre leurs collaborations), Bolling a démontré au public ses capacités pianistiques alors qu’il restait en arrière plan.
Ici, son travail en premier plan est un parent proche des célèbres Suites ‘Crossover’ mentionnées ci-dessus. Avant que ces enregistrements sans pareil aient donné à Bolling un renom international, le jeu de ce musicien français était déjà familier et apprécié de grandes stars de jazz : Louis Armstrong, Lionel Hampton, Duke Ellington et Sidney Bechet entre autres.
Avec la sortie de cet album en trio, la foultitude des fans de Bolling ont dorénavant l’occasion de déguster son jeu raffiné, son swing qui est parfois à la limite du féroce, et son doigté joyeux qui rend hommage aux racines et traditions de la musique moderne américaine. La façon qu’a Claude Bolling de mitonner son clavier à la française (avec un soupçon d’ail) rend ce jazz authentique et pourtant différent. »
Jean-Claude Zylberstein
|
[
Acheter le CD ] |
Claude Bolling joue... Brassens, Vian, Béchet, Bécaud (2006 - enregistrement original 1955)
Claude Bolling (piano) - Guy Perdersen (basse) - Japy Gauthier (batterie).
« C’est en 1944, au cours d’un tournoi de Jazz amateur qu’on vit pour
la première fois Claude Bolling. Il était alors âgé de 14 ans et portait
encore des culottes courtes, aussi son apparition sur la grande scène de
la salle Pleyel fut-elle accueillie avec quelque scepticisme jusqu’au
moment où, avec une autorité étonnante pour un garçon de son âge, il
stupéfia l’auditoire et enleva une mention spéciale qu’il confirmait
l’année suivant, en remportant la coupe du meilleur pianiste du tournoi.
Encouragé par ce succès, il se consacrait définitivement au jazz et
formait bientôt son propre orchestre, avec lequel il fit en 1948 une
tournée à travers la France.
Ses premiers disques, dans la meilleure tradition Nouvelle-Orléans lui valurent une audience plus grande encore auprès des amateurs de jazz.
Ici, Claude Bolling nous montre qu’il sait interpréter des mélodies de Brassens, de Gilbert Bécaud, de Boris Vian ou Sidney Bechet, sans jamais entacher la spontanéité et la fraîcheur de son jeu.
C’est là un tour de force que peu de pianistes de jazz on accompli jusqu’ici… »
Texte paru en 1955 à l’occasion de la sortie de ces enregistrements. |